Jeudi 6 octobre 2005
Le salon « Saint-Malo à la Hune » ouvre vendredi aux Bas-Sablons
Bateaux : les bonnes affaires existent
De vendredi à dimanche, le port des Bas-Sablons connaîtra son premier salon nautique de l'occasion, « Saint-Malo à la Hune ». Paroles de professionnels : l'engouement pour des bateaux de « seconde main » ne se dément pas. Quelque 150 seront à vendre.

« Une chose est sûre : la date de ce salon du bateau d'occasion est bien choisie. Qu'ils soient neufs ou d'occasion, la vente de bateaux s'étale surtout de septembre-octobre au printemps. Il y a une place pour un tel salon en Bretagne-Nord. » Olivier Ruffet, cogérant du Chantier Naval Étoile marine, fait partie des professionnels présents au premier Salon nautique de l'occasion qui se tiendra à partir de ce vendredi, jusqu'à dimanche, au port des Bas-Sablons. Il voit plusieurs raisons à l'engouement pour l'achat de bateaux de « seconde main ».

« Trouver la perle rare »

« C'est tout d'abord une question de budget. Le bateau neuf reste cher. Pour beaucoup de gens, cela reste un petit luxe », explique Olivier Ruffet. Il y a aussi, pour l'acquéreur avisé, de vraies « bonnes affaires » à faire.

« Beaucoup d'acheteurs potentiels sont à l'affût de bateaux plus ou moins bien entretenus par des propriétaires qui réalisent, après coup, que naviguer entraîne aussi des contraintes - notamment financières - et qu'il faut du temps pour s'en occuper. Ils recherchent des perles rares, des bateaux pas trop chers qu'ils retaperont eux-mêmes, poursuit-il. C'est un peu comme tomber sur la maison de ses rêves. Vous en faites l'acquisition à bon prix et prendrez le temps de la remettre à neuf pendant votre temps libre. »

 

Louis Jenouvrier, secrétaire de l'association des pêcheurs plaisanciers malouins (APPM) avance, lui aussi, l'aspect financier. « En France, il se vend trois à quatre bateaux d'occasion pour un bateau neuf. A qualité égale, le coût est moins élevé. Tout dépend aussi si vous achetez un voilier ou un bateau à moteur. Le premier décote beaucoup moins vite que le second. » Une grande majorité de la centaine d'adhérents de l'APPM opte pour l'occasion. « Comme on est toujours en quête d'espace pour l'aménagement, on se tourne toujours vers des bateaux plus grands. »

 

Pour les embarcations neuves, la location-vente est une solution. « Certaines personnes qui n'achètent pas d'occasion optent pour le leasing », explique-t-on chez Sablons yachting. Quant à ceux vendus d'occasion, certains, bien à l'abri, ne sortent du port qu'une ou deux fois par an. L'usure du (mauvais) temps en mer a peu de prise sur eux. « Ils sont vendus en très bon état. »

Jean-Marc Hercelin, cadre commercial au chantier naval de la Ville-Audrain, pointe du doigt l'un des problèmes du nautisme. « Ce qui manque, ce ne sont pas les clients, mais les places dans les ports. Il y a un vrai marché de l'occasion. »

 

o Pratique. Salon « Saint-Malo à la Hune «, du 7 au 9 octobre, port des Bas-Sablons. Entrée libre, de 10 h à 18 h 30.

 

 

 

 

 

 

 

 

par HUET Bertrand publié dans : saintservan
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