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mercredi 31 août 2005
La pêche se verrait bien aux Bas-Sablons
La future extension du port de plaisance pourrait accueillir des chalutiers
Un peu d'espoir, après une saison minée par la hausse permanente du prix du carburant. Depuis belle lurette, le petit monde de la pêche malouine espère voir ses bateaux mouiller près d'un site désenclavé et moins étroit que le bassin Bouvet. Il pourrait enfin être entendu, grâce à la future extension du port de plaisance, sur le bassin du Naye.
Le port de pêche ne va pas déménager, mais ses bateaux, c'est moins sûr. Le sujet est si souvent l'objet d'espoirs déçus qu'il fait aujourd'hui figure de serpent de mer. Pourtant, à l'heure où les pêcheurs traversent une crise grave liée à la hausse continue du prix du gasoil, Pascal Lecler a relancé l'idée comme une brise d'optimisme entre deux tempêtes. Le président du comité local des pêches s'appuie sur le projet de la Ville consistant à étendre le port de plaisance jusqu'au bassin du Naye. « Les discussions sont toujours en cours avec la Ville, mais le nouveau port de pêche pourrait bien arriver dans ce coin-là, assure-t-il. On en saura plus à la rentrée. » Le bassin du Naye est au coeur d'une étude de faisabilité commandée par la Ville et dont les conclusions ne seront rendues « qu'en décembre », assure Gabriel Foligné, adjoint chargé de la gestion du port de plaisance. L'étude porte sur l'extension éventuelle du site des Bas-Sablons, saturé jusqu'à la gueule cet été. Objectif : accueillir davantage de plaisanciers. Et éventuellement quelques chalutiers ? « L'étude prend en compte les besoins des pêcheurs et du monde de la pêche, reconnaît Gabriel Foligné. Le port de plaisance accueille déjà une vingtaine d'embarcations. Mais de là à délocaliser totalement le port de pêche, ce n'est pas ce qui est envisagé. » La solution consisterait plutôt à créer un ponton spécial pour la pêche. « On n'envisage pas d'y mettre les gros bateaux de 16 m, reprend Pascal Lecler. Cela permettrait simplement de réunir les navires éparpillés entre les Bas-Sablons, Solidor et Dinard. » Soit une cinquantaine d'embarcations de 12 à 14 m, les trois quarts de la flotte malouine. Les avantages ? Plus de problème d'écluse, un semblant d'homogénéité retrouvée et un moral un peu regonflé. « C'est la solution la plus réaliste », admet Philippe Cracosky, à la chambre de commerce et d'industrie, laquelle reçoit en concession la gestion du port de pêche. En attendant les conclusions de l'étude, un entretien est prévu avec les protagonistes, au cours du mois de septembre. Benoît GUÉRIN.
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