Vendredi 10 mars 2006
Cher Monsieur,
Merci de votre réponse sympathique.
Je vous passe bien volontiers le petit texte sur ce que j'ai pu trouver à propos de saint Servan.
J'ai tiré l'essentiel du texte dans le tome VII de juillet de "La vie des saints et des Bienheureux" de PP Bénédictins de Paris.
Difficile de trouver d'autres documents.
Vous pouvez l'arranger comme vous voulez.
Vous pouvez retrouver le texte sur mon site : Carmina, en cliquant sur "mythologie" puis soit sur "les saints", soit sur "Calendrier et dictons" puis sur "Dictons et Saints de juillet."
Je vous en souhaite bonne lecture.
Bien cordialement
Willy bakeroot
Saint Servan
SERVAN ou son féminin SERVANE ont une étymologie bien obscure.
Peut-être Servan est-il formé à partir de “servante” mais aussi de Servan ?
D’autre part, il n’y a pas de sainte Servane. par contre, on trouve un saint Servan dont on sait peu de choses. Il est le patron de la ville de Saint Servan qui est, en fait, un faubourg de Saint Malo. Servan a été donné à l’ancien site d’Aleth.
Sa fête est au 1er juillet.
Il fut peut-être évêque au 8ème siècle ?
Je sais que plusieurs légendes courent sur lui, mais je n’ai pas de documents les racontant. Légendes dans lesquelles on parle souvent du brouillard abondant en Écosse.
On sait, qu’il fut l’apôtre des Iles Orcades, au nord de l’Écosse. Il aurait été abbé du monastère de Culross, dans le comté de Fife, sur la côte orientale de l’Écosse.
Une de ses légendes présente sa mère comme fille du roi des Pictes (ou d’Arabie). Les Pictes étaient un peuple qui, anciennement occupaient l’Écosse. On les nommait ainsi parce qu’ils se tatouaient le corps.
Son père régnait sur Canaan.
Servan abandonna son droit au trône, étudia à Alexandrie (Égypte) puis devint Patriarche de Jérusalem. on parlait de lui comme étant le serviteur des serviteurs de Dieu, c’est-à-dire qu’on le voyait déjà Pape.
Mais il préféra partir vers l’Écosse (les Scots)
Le bréviaire d’Aberdeen mentionne qu’un pauvre homme tua son unique porc pour nourrir Servan et ses moines qui ne trouvaient rien à manger. Mais Servan, très ému par cette charité, eut pitié et, comme dans le livre d’Ézéchiel, (ch. 38) à sa parole, les ossements du porc se remirent en ordre, la chair revint dessus et le porc recouvra la vie.
Il y a, paraît-il bien d’autres merveilles qui lui sont attribuées par les contes populaires de l’endroit. On trouve à Dysart, une grotte ou Servan mit le Diable en déroute.
Il mourut et fut enseveli à Culcross.
Certains auteurs le font vivre au 5è siècle. Il aurait formé saint Kentigern, né vers 518. Kentigern aurait été le fils naturel de Servan, appelé d’abord Thaney, surnommé ensuite “Mungo”, ce qui veut dire, dans le dialecte local : “bien-aimé”
par HUET Bertrand
publié dans :
saintservan
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