Dimanche 23 janvier 2005

La Cité d'Alet

L'histoire de la cité d'Alet débute au 1er siècle avant J-C. Le village coriosilite constitué par les huttes en bois utilisait l'anse de Solidor comme port et commerçait avec la Grande Bretagne et les îles Anglo-Normandes. Les Romains ( 3ème siècle ) édifièrent des remparts pour se protèger des pirates. Un chateau et une première cathédrale furent édifiés en 380. Un oppidum ( enceinte fortifiée pour protéger la population )  et, sous la chapelle Saint-Pierre, un bâtiment servant d'état major aux troupes romaines  ont été mise à jour. Les troupes romaines quittèrent la région au 5ème siècle, remplacées par l'immigration bretonne et la christianisation.

L'invasion des Bretons insulaires et des Vikings conduisit à l'édification d'une 2ème, puis d'une 3ème cathédrale dont on peut encore voir les vestiges. En 513, l'évêque Mac Low et la christianisation furent à l'origine d'un monastère et de l'évêché d'Alet. L'évêque décéda en 612 et les siècles suivants furent une suite de pillages de dévastations : les Francs, les Sarrasins, les troupes de Charlemagne, les Normands, les Danois, se succédèrent sur la place. Les ruines visibles actuellement sont celles d'une cathédrale à 2 absides ( extrémité d'une église derrière le chœur lorsqu'elle est arrondie en hémicycle ) construites pour l'évêché au Xéme siècle. La montée des eaux fit de Saint-Malo une île, plus facile à défendre. En 1146, le transfert de l'évêché entraîna le déclin de la cité d'Alet et l'édification aux pieds des rochers de villages qui s'assemblèrent pour devenir Saint-Servan.

Ce n'est qu'en 1759 après l'occupation par les anglais que fut construit un fort avec se douves, ce fort que nous voyons aujourd'hui. Il fait partie d'un camping qui offre une vue extraordinaire sur la baie. La promenade qui en fait le tour offre un panorama sur la baie, l'estuaire de la Rance, Dinard et Saint-Malo. Durant la dernière guerre, la cité fut aménagée en une forteresse dont il reste de nombreuses constructructions. la fin de ce chemin, qui fait le tour de la cité, nous fait descendre au niveau de l'anse des Sablons.

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Dimanche 23 janvier 2005

L'Anse de Solidor

En descendant du parc des Corbières, toujours en suivant la mer, on arrive dans l'anse de Solidor (anciennement Anse Sainte Croix). Cette anse, à peine dessinée avant le 12éme siècle, le niveau des eaux étant très bas, était occupée par un cimetière qui fut déménagé Plca Saint Pierre (1321) quand le niveau de la mer augmenta. L'anse prit alors de l'importance et fut longtemps le port de Saint Malo. Elle devint un site de construction navale abritant jusqu'a 8 cales de construction et bâtiments divers, un hôpital de la Marine bâti par la Compagnie des Indes. À partir de 1804, l'administration de la marine fut transférée de Saint Malo à Saint Servan.

Les quais actuels avaient été construits à l'époque de la révolution. Ils furent complétés par une première station de sauvetage en 1886, puis par la station actuelle inaugurée en 1956 par le lancement du " Pourquoi Pas" qui pouvait prendre la mer à toute heure de la marée. Durant de longues années, un bateau d'abord à aubes, assurait le service Saint Servan - Dinard, transportant passsagers, véhicules et marchandises. Remontons maintenant vers la cité d'Alet, en partant de la maison "Les Côtières", ancien corps de garde, par le chemin des Corderies. Nous passons près du marégraphe, construit pour la mesure des hauteurs maximales des marées. Cette promenade, superbement aménagée, vous offrira un sovenir inoubliable des panoramas malouins.

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Dimanche 23 janvier 2005

Les Sablons

L'anse des Sablons a dabord été bordée de dunes. Les arrières de "Bas Sablons" s'étalaient en près de marais où il ne faisait pas bon s'aventurer la nuit (prés Brecel, marais de l'enfer en gaulois) . Une armée de 10.000 hommes, sous la conduite de Du Guesclin, stationna sur cette zone et délogea les Anglais qui bloquaient Saint-Malo en 1378. En 1488, le duc de la Tremoille installa ses canons, protégés par des peaux graisssées, sur les grèves et obtint la réddition de Saint-Malo à Charles VIII. Les constructions bâties sur ces dunes eurent à affronter de fortes tempêtes, en particulier en 1869 lorsque des vagues de plus de 10 mètres emportèrent de nombreuses maisons.

Jusqu'à 9 corderies complétaient les bâtiments de la Marine à Solidor. Leurs activités furent réglementées en 1834 à cause de la gène qu'elles entrâinaient sur la voie public où s'allongeaient les cables que l'on toronnait. À l'Ouest de l'anse, un petit fort et une forteresse furent construits en 1693 et 1759 pour assurer la défense de Saint-Servan et compléter le fort de la pointe du Naye. De nos jours, une digue en empierrements et un seuil retiennent la mer quand elle est basse et ont permis l'aménagement d'un port de plaisance de 1300 places, d'un parking important et de commerces liés aux activités nautiques. La plage, longée par une promenade, s'est enrichie d'une piscine à marée basse. C'est par cette promenade que nous arrivons à la pointe du Naye.

 

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Lundi 3 janvier 2005

La Pointe du Naye

A u Moyen-Âge, après le raz de marée de 1709 lorsque furent emportées les forêts et les prairies qui constituaient l'actuelle baie de Saint-Malo, l'emplacement actuel de l'aglomération devint alors une mer intérieure d'où émergeaient quelques îlots, le Talards d'une part, et 3 autres îlots en face de la pointe du Naye. Ils avaient une importance stratégique pour commander l'entrée de la "mer intérieure". Pendant 4 siècle, des centaines d'hectares furent gagnés sur la mer. En 1696, Vauban voulait déjà réunir Saint-Servan à Saint-Malo par une digue et des écluses. Ce projet fut refusé, mais en 1837, les digues actuelles furent edifiées.

Une redoute et 6 canons furent établis dans ce qui devint en 1843 le fort du naye. le passage entre Saint-Malo et Saint-Servan se faisait à marée basse, par un chemin de pierres coupé de ruisseaux franchissables par de petits ponts. À marée  haute, des embarcations prenaient le relais, conduitent par les bateliers du Naye. En 1873, M. Leroyer fut autorisé à construire un pont roulant, glissant sur des rails et dont la plate-forme, plus haute que le niveau des eaux, pouvait transborder une cinquantaines de passagers. Il va sans dire que toute panne du système des chaînes qui tiraient l'ensemble obligeait à des transferts en barque très pittoresques. Ce pont cessa son activité en 1931, des écluses permirent au port de rester à flot, et par la suite, des aménagements transformèrent le Naye en jardin public.

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